Vente directe, pourquoi une équipe de 10 rapporte autant qu’une de 100
David TouzetMise à jour le 9 août 202611 min de lectureUne leader de la vente directe résume l’essentiel en une phrase, et elle vaut mieux que toutes les critiques extérieures. Qui utilise le produit et le vend gagnera de l’argent, même en ne faisant que ça. Qui ne fait que recruter n’en gagnera pas. C’est ce qui explique qu’une équipe de 10 personnes puisse réaliser le chiffre d’une équipe de 100, et c’est aussi ce qui décide de la durée de vie d’un distributeur.
La phrase qui départage tout
Elle est dite par une leader du secteur, dans une conversation entre professionnels, et pas par quelqu’un qui viendrait critiquer de l’extérieur. C’est ce qui lui donne son poids.
L’énoncé. Une personne qui utilise le produit et qui le vend, même si elle ne fait que ça, gagnera de l’argent. Une personne qui ne fait que du recrutement, si elle ne fait que ça, n’en gagnera pas.
Pourquoi c’est vrai arithmétiquement. La vente produit une marge immédiate, à chaque transaction, sans dépendre de personne. Le recrutement ne produit un revenu que si les recrutés vendent. Celui qui ne fait que recruter dépend donc entièrement du travail d’autrui pour être payé.
Ce que ça implique pour un débutant. Commencer par vendre est la seule position où l’on gagne quelque chose dès le premier mois. Commencer par recruter, c’est accepter de ne rien gagner tant que quelqu’un d’autre ne s’y met pas.
La formule entendue en accompagnement. Je ne veux pas vendre, je veux seulement parrainer. C’est décrit comme extrêmement courant, et comme la meilleure façon de ne rien gagner en travaillant beaucoup.
Pourquoi 10 personnes peuvent battre 100
C’est le constat qui surprend le plus, et il s’explique entièrement par ce qui précède.
Ce qui est observé. Des équipes de 100 personnes qui réalisent le même chiffre que des équipes de 10, chez des sociétés différentes. La leader interrogée l’attribue à une seule variable, la culture produit.
Le mécanisme. Dans une équipe centrée produit, chaque membre vend, donc chaque membre produit. Dans une équipe centrée recrutement, la majorité attend, et le chiffre repose sur une poignée de personnes.
Ce que le grand nombre coûte réellement. Chaque distributeur inactif demande du temps, des relances, de l’animation. Une équipe de 100 dont 10 vendent n’est pas une équipe de 100, c’est une équipe de 10 avec 90 personnes à gérer.
La conséquence pratique. Le chiffre à surveiller n’est pas la taille de l’équipe, c’est la proportion de membres qui ont vendu ce mois-ci. C’est le seul indicateur qui prévient d’un effondrement, et presque personne ne le suit.
L’erreur numéro 1, et elle épuise celui qui la commet
Elle est reconnue par la leader elle-même comme une erreur qu’elle a faite, ce qui la rend crédible.
L’erreur. Croire à la réussite de quelqu’un plus que cette personne n’y croit elle-même. On motive à sa place, on la porte à bout de bras, on la materne.
D’où ça vient. Des personnes qui arrivent en annonçant de grands objectifs, avec enthousiasme, et qui n’avancent pas ensuite. On les a crues, on s’est engagé pour elles, on ne veut pas lâcher.
Le coût, et il est double. Celui qui porte s’épuise, et c’est exactement le chemin qui mène à l’effondrement. Celui qui est porté n’apprend rien et s’arrêtera dès que le soutien cessera.
Le cadre qui règle ça, posé dès le départ. Vous avancez, j’avance. Vous n’avancez pas, je ne fais pas le travail à votre place. La comparaison employée est celle du marathon, un coureur qui n’est pas capable de faire seul une partie de ses séances ne courra jamais la distance, quel que soit l’entraîneur.
Reconnaître un engagement réel, avant d’y passer 6 mois
Les objectifs annoncés au démarrage se ressemblent tous. Il faut donc regarder ailleurs.
Ce qui ne dit rien. Je veux gagner plus, je veux changer de vie, je veux tel montant. Tout le monde le dit, sincèrement d’ailleurs, et ça ne prédit rien.
Ce qui dit quelque chose. Est-ce que la personne utilise le produit sans qu’on le lui demande. Est-ce qu’elle en parle spontanément. Est-ce qu’elle a rappelé un client de sa propre initiative. Ce sont des faits, pas des intentions.
Le signal d’alarme le plus net. La promesse de gagner beaucoup en travaillant très peu. Un leader du secteur le dit sans détour, personne ne gagne 5 000 € en 3 mois en travaillant une demi-heure par jour, aucune entreprise ne le permet, dans aucun modèle.
Ce qu’il faut en faire. Quand cette phrase apparaît dans un discours de recrutement, elle indique que celui qui parle vend l’adhésion et non l’activité. Cela vaut pour ce qu’on vous propose, et pour ce que vous proposez vous-même.
Le test qui prouve qu’une équipe est vraiment autonome
Il est cruel et il est simple, et c’est le contrepoint direct de l’épuisement.
Le test. Disparaissez. La même leader raconte 6 mois d’absence quasi totale, pour des raisons personnelles, en prévenant ses équipes qu’elle ne serait là que sur les situations qui l’exigeaient vraiment.
Le résultat. Le chiffre a continué de progresser, alors qu’elle-même ne recrutait plus et ne développait plus. Et d’autres personnes de son équipe ont vécu la même chose.
Ce que ça prouve. Que l’autonomie n’est pas une théorie. Une équipe qui vend parce qu’elle croit au produit continue sans son parrain. Une équipe qui vend parce qu’on la pousse s’arrête le jour où l’on cesse de pousser.
Et pourquoi ça compte plus que le chiffre. C’est la seule chose qui rend une pause possible. Sans elle, s’arrêter coûte immédiatement, ce qui pousse à ne jamais s’arrêter, avec la suite qu’on connaît.
Ce qu’on peut installer, et ce qui ne se délègue pas
Une partie du travail se met en système, l’autre non, et confondre les deux est la source de beaucoup de déceptions.
Ce qui s’installe. Une présence en ligne qui explique l’offre et répond aux questions courantes. Une prise de contact qui fonctionne quand vous n’êtes pas disponible. Des contenus qui travaillent pendant que vous vivez. C’est ce que nous mettons en place pour la vente directe et les VDI.
Ce qui ne se délègue pas. La relation, le suivi d’un client, et surtout le fait d’utiliser réellement ce que vous vendez. On ne forme personne à vendre un produit qu’on ne consomme pas soi-même, cela se voit tout de suite.
Le bon ordre. D’abord vendre soi-même, ensuite parrainer, jamais l’inverse. Un parrain qui n’a jamais vendu ne peut rien transmettre, et son équipe reproduira exactement son absence de méthode.
Le repère qui reste vrai partout. Une activité qui repose sur des clients satisfaits tient. Une activité qui repose sur l’arrivée continue de nouveaux membres a besoin d’un flux permanent, et ce flux finit toujours par ralentir.
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