LinkedIn pour une PME, 5 leviers que presque personne n’utilise
David Touzet10 août 20267 min de lectureUne publication LinkedIn vit 48 heures, puis elle disparaît. La réponse habituelle est de publier davantage, et c’est la mauvaise. Voici 5 leviers gratuits que la plateforme met à disposition sans que presque personne s’en serve, et les 3 techniques qu’il vaut mieux laisser aux autres.
- Étape 1 · Le sondage, le seul format qui vous rend une liste
- Étape 2 · Le post-scriptum, proposer sans démarcher
- Étape 3 · Choisir les mots de votre titre en comparant, pas en devinant
- Étape 4 · La recommandation, donnez-la avant de la demander
- Étape 5 · Les 3 techniques circulantes qu’il vaut mieux laisser
Le sondage, le seul format qui vous rend une liste
C’est l’outil le plus sous-estimé de la plateforme, et pour une raison qui n’a rien à voir avec l’engagement.
Ce que tout le monde y voit. Un sondage se vote en un clic, donc il récolte des interactions sans effort. C’est vrai, et c’est le moindre de ses intérêts.
Ce que presque personne exploite. L’auteur d’un sondage voit qui a voté et ce que chacun a répondu. L’aide de LinkedIn le précise. Vous ne récupérez donc pas un pourcentage, vous récupérez une liste de personnes accompagnée, pour chacune, du problème qu’elle vient de déclarer elle-même.
La bonne façon de formuler la question. Ne demandez pas une préférence, demandez une difficulté. « Quel est votre plus gros frein en ce moment » suivi de 3 réponses qui correspondent à 3 de vos prestations vous dit exactement à qui parler et de quoi.
⚠ La limite, et elle est sérieuse. Voir un vote ne vaut pas autorisation de démarcher. Écrire à quelqu’un parce qu’il vient de dire quelque chose est une conversation. Envoyer le même message à toute la liste est de la prospection, avec les obligations qui vont avec, cf ce que le growth hacking a le droit de faire.
Le post-scriptum, proposer sans démarcher
Le problème de la vente sur LinkedIn est connu. Placer son offre en tête d’une publication fait fuir, ne rien proposer du tout ne rapporte rien.
La solution tient en 2 lignes. Vous écrivez une publication qui aide réellement, sans rien demander. Puis, tout en bas, après la dernière phrase, vous ajoutez un post-scriptum court. Quelque chose comme, si le sujet vous concerne, c’est ce que nous faisons pour des entreprises comme la vôtre.
Pourquoi ça fonctionne. Le post-scriptum n’est lu que par ceux qui sont allés au bout. Vous ne parlez donc jamais d’argent à quelqu’un qui n’a pas encore reçu de valeur. C’est le même principe que la page qui répond avant de vendre.
Le réglage qui compte. Un post-scriptum par publication, jamais deux, et pas à chaque publication. S’il apparaît à tous les coups, il devient une signature commerciale et perd l’effet de discrétion qui le rendait acceptable.
Choisir les mots de votre titre en comparant, pas en devinant
Votre titre de profil décide de ce sur quoi on vous trouve. La plupart des gens y écrivent le mot qu’ils préfèrent, pas celui que les autres tapent.
La méthode, et elle prend 3 minutes. Tapez votre métier dans la barre de recherche de LinkedIn et notez le nombre de résultats. Tapez ensuite le synonyme concurrent et comparez. Celui qui remonte le plus de résultats est celui que le marché emploie.
Un exemple parlant. Entre 2 façons de nommer le même métier, l’écart de volume est souvent d’un facteur 5 ou 10. Vous n’avez pas à aimer le terme gagnant, vous avez à être trouvé.
La suite logique. Le mot retenu va dans le titre, dans la première ligne de la section À propos, et dans l’intitulé de votre poste actuel. C’est la même discipline que pour les titres d’un site, on écrit le terme réellement tapé et non celui qu’on trouve élégant.
La recommandation, donnez-la avant de la demander
Les recommandations sont la preuve la plus lourde de la plateforme, et la plus mal obtenue.
Ce que font la plupart des gens. Ils attendent, ou ils demandent à froid. Une demande de recommandation sans contexte met la personne en difficulté, elle ne sait pas quoi écrire et elle repousse.
Ce qui fonctionne. Écrivez d’abord, pour un client ou un partenaire, une recommandation sincère et précise. Pas 3 lignes de politesse, un texte qui dit ce qu’il a fait et ce que ça a changé. La réciprocité fait le reste dans la très grande majorité des cas, sans que vous ayez rien demandé.
Le détail qui change tout. Une recommandation précise est utile à celui qui la reçoit, donc il la garde et il la met en avant. Une recommandation vague ne sert à personne, et elle ne déclenche rien en retour.
Les 3 techniques circulantes qu’il vaut mieux laisser
Toutes les astuces qui circulent ne se valent pas. Voici celles que nous croisons souvent et que nous ne recommandons pas.
1. Modifier son intitulé de poste pour déclencher une notification. Ça marche, LinkedIn prévient une partie de votre réseau comme s’il s’agissait d’un vrai changement. Mais vous consommez l’attention de vos contacts pour une information qui n’existe pas. Répété, ça leur apprend à ignorer ce qui vient de vous.
2. Déléguer les messages personnels à un tiers. Faire écrire par quelqu’un d’autre vos félicitations d’anniversaire ou de nouveau poste, c’est industrialiser précisément ce qui n’a de valeur que parce que ce n’est pas industriel. Le jour où ça se voit, et ça finit par se voir, vous perdez plus que le temps gagné.
3. Aspirer les coordonnées des profils que vous consultez. C’est la technique la plus vendue et la plus risquée. Une société qui commercialisait exactement cela a été condamnée à 240 000 € d’amende par la CNIL en décembre 2024. Le détail est dans notre article sur les hacks devenus illégaux.
Et le vrai levier de volume, il est ailleurs. Puisque votre profil est limité en publications, écrivez sous celles des autres. Un commentaire construit est une publication à part entière, et il n’est plafonné par rien. La méthode complète est dans notre article sur la visibilité d’une PME, elle vaut mot pour mot sur LinkedIn.
À garder sous la main
Les 2 premiers liens sont les réglages, les 2 suivants la méthode.
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