Remarketing Google Ads, recibler les visiteurs qui sont partis
David TouzetMise à jour le 9 août 202618 min de lectureSur 100 personnes qui arrivent sur votre site, 97 repartent sans rien faire. Le remarketing, que le métier appelle aussi retargeting, sert à parler de nouveau à ces 97 là, au lieu de payer une deuxième fois pour aller chercher 100 inconnus. Longtemps, ce levier est resté hors de portée des petits sites, il fallait 1 000 personnes dans une liste pour l’activer. Ce n’est plus vrai, le seuil est tombé à 100. Voici comment poser la balise, construire des audiences qui tiennent debout, et éviter les 4 réglages qui font brûler le budget.
- Étape 1 · Ce que le remarketing fait, et ce qu’il ne fait pas
- Étape 2 · Le seuil est passé de 1 000 à 100 personnes
- Étape 3 · Poser la balise, et vérifier en 30 secondes
- Étape 4 · Créer l’audience, dans Google Ads ou dans Analytics
- Étape 5 · Le réglage qui change tout, exclure ceux qui ont déjà converti
- Étape 6 · La durée d’appartenance, 30 jours est presque toujours faux
- Étape 7 · Vos audiences rétrécissent, et ce n’est pas votre faute
- Étape 8 · Vos listes clients, la seule audience qui ne rétrécit pas
- Étape 9 · Demand Gen, le format du retargeting visuel désormais
- Étape 10 · Le remarketing sur le Réseau de recherche, la campagne oubliée
- Étape 11 · Les 4 réglages qui font brûler le budget
- Étape 12 · Cibler les clients de vos concurrents
- Étape 13 · Ce que nous surveillons chaque semaine
Ce que le remarketing fait, et ce qu’il ne fait pas
Une mise au point avant de toucher au compte, parce que l’attente est souvent fausse.
Ce qu’il fait. Il remet votre offre devant des gens qui vous connaissent déjà. Ils ont vu votre site, votre nom leur dit quelque chose, ils n’ont pas décidé. Le clic coûte donc moins cher que sur une audience froide, et il se transforme mieux, parce que la moitié du travail de présentation est déjà faite.
Ce qu’il ne fait pas. Il ne rattrape pas une offre qui ne convainc pas. Si vos visiteurs partent parce que votre page ne répond pas à leur question, les revoir 15 fois ne changera rien, vous paierez juste 15 fois pour le même échec. Le reciblage amplifie ce qui existe, comme le reste de la publicité.
Le mot lui-même. Google écrit remarketing dans son interface, le français dit reciblage, et le métier dit souvent retargeting. C’est la même chose. Ne cherchez pas 3 fonctions différentes, il n’y en a qu’une.
Le seuil est passé de 1 000 à 100 personnes
C’est le changement qui rend ce guide utile aux petites structures, et il est passé presque inaperçu.
La règle aujourd’hui. Il faut 100 personnes actives sur les 30 derniers jours pour qu’une audience soit diffusable, et ce chiffre vaut sur le Réseau de recherche, sur le Display et sur YouTube. Avant, il fallait 1 000 personnes sur le Réseau de recherche et sur YouTube, et seul le Display se contentait de 100.
Ce que ça change concrètement. Un site local qui reçoit 40 visiteurs par jour franchit désormais le seuil en moins d’une semaine. Avant, il lui fallait presque un mois pour espérer diffuser, et souvent il n’y arrivait jamais parce que le vivier se vidait aussi vite qu’il se remplissait.
L’exception à connaître. Une liste de clients que vous avez importée avant le 1er février 2024 reste soumise à l’ancienne exigence de 1 000 correspondances. Il suffit de la réactualiser pour passer sous la nouvelle règle. Si une vieille liste refuse obstinément de diffuser, c’est presque toujours ça.
Et pourquoi tant de guides disent encore 1 000. Parce que le chiffre a longtemps été vrai et qu’il se recopie d’un article à l’autre sans être revérifié. Quand une plateforme change une règle, la donnée périmée circule encore des années.
Poser la balise, et vérifier en 30 secondes
Sans balise sur le site, aucune audience ne se remplit. C’est la seule étape technique du guide, et elle prend 5 minutes.
Vérifiez d’abord si elle est déjà là. Installez l’extension Google Tag Assistant dans votre navigateur, ouvrez votre site et cliquez dessus. Vous verrez les balises actives. Celles qui commencent par G tiret sont des balises Google Analytics, celles qui commencent par GT sont des balises Google. L’une des 2 suffit pour construire des audiences, beaucoup de sites ont déjà la bonne sans le savoir.
Si elle manque. Dans Google Ads, ouvrez Outils, puis Gestionnaire de données. Google vous propose l’installation pour la plupart des créateurs de site, il n’y a rien à coder, on copie un bloc et on le colle. Si vous passez par Google Tag Manager, la marche à suivre est décrite dans donner accès à Google Tag Manager.
Le message d’alerte qui n’en est pas un. Le gestionnaire affiche souvent une balise à vérifier alors que tout fonctionne. En ouvrant le détail, on découvre en général qu’il s’agit de pages sans intérêt, une page de connexion ou un panier vide. On regarde, et le plus souvent on passe.
Comptez 24 à 48 heures. Une audience fraîchement créée reste vide un jour ou deux le temps de se remplir. Ne concluez pas trop vite que la balise ne marche pas.
Créer l’audience, dans Google Ads ou dans Analytics
Deux chemins mènent au même résultat. Le piège est de prendre les 2 et de se retrouver avec des listes en double.
Dans Google Ads, le plus direct. Outils, puis Gestion des audiences, puis Segments de données. Vous créez un segment Visiteurs du site web, vous choisissez la durée, et vous affinez avec des règles sur l’adresse des pages. Si l’adresse contient un mot, la personne entre dans la liste.
Dans Analytics, le plus fin. Vous y disposez de conditions que Google Ads n’a pas, le temps passé, le nombre de pages vues, un événement précis comme un envoi de formulaire. Autre avantage, Analytics réévalue les visiteurs en continu, quelqu’un qui remplit enfin votre formulaire sort automatiquement de la liste des indécis. Il faut simplement que les 2 comptes soient reliés, ce que décrit donner accès à Google Analytics 4.
Notre recommandation. Choisissez un seul chemin et tenez-vous-y. Les comptes qu’on récupère en audit ont souvent 6 listes qui visent les mêmes gens, créées à 2 endroits par 2 personnes différentes, et plus personne ne sait laquelle sert à quoi.
Cochez le préremplissage. À la création, Google propose de remplir la liste avec les visiteurs des 30 derniers jours. Cochez, ça vous fait gagner un mois d’attente.
Créez vos audiences bien avant d’en avoir besoin. Une audience ne se remplit pas rétroactivement. Analytics récupère au mieux les 30 derniers jours, et rien au-delà. Une liste créée aujourd’hui pour une campagne prévue dans 3 mois aura 3 mois d’avance, une liste créée le jour du lancement partira de presque rien. C’est gratuit, alors on les crée tôt, même celles qu’on ne compte pas utiliser tout de suite.
Toutes les audiences ne se valent pas. Google vous propose aussi de recibler les gens qui ont vu vos vidéos ou visité votre chaîne YouTube. Ce sont des audiences bien plus faibles. Quelqu’un qui regarde une vidéo peut simplement aimer ce genre de contenu, alors que quelqu’un qui a cliqué, chargé votre site et consulté une page précise a montré une intention commerciale. On concentre donc le budget sur les visiteurs du site, et on ajoute le reste en observation pour décider plus tard sur des chiffres.
Le réglage qui change tout, exclure ceux qui ont déjà converti
C’est l’erreur la plus fréquente et la plus chère, parce qu’elle ne se voit pas dans les chiffres.
Le problème. Une audience Tous les visiteurs contient aussi vos clients. Vous payez donc pour montrer votre publicité à des gens qui ont déjà signé. Pire, ces gens-là cliquent volontiers, puisqu’ils vous connaissent, et vos statistiques deviennent flatteuses pendant que votre argent part en fumée.
La construction correcte. On inclut les visiteurs du site, et on exclut ceux qui sont passés par la page qui suit l’envoi du formulaire ou de la commande. Cette page a une adresse reconnaissable, souvent merci ou confirmation. Remplissez votre propre formulaire une fois pour lire l’adresse exacte, c’est le moyen le plus sûr de ne pas se tromper.
Vous n’avez pas de page de confirmation. C’est fréquent sur les sites qui affichent un simple message sans changer de page. Il faut alors une page dédiée après l’envoi, et c’est 10 minutes de travail qui rendent tout le reste mesurable. Sans elle, ni le reciblage ni le suivi des conversions ne savent qui est devenu client.
L’exception. Si vous vendez un consommable, un abonnement ou une prestation qui se renouvelle, garder vos clients dans une audience a du sens, mais dans une campagne à part avec un autre message. On ne parle pas de la même façon à quelqu’un qui hésite et à quelqu’un qui doit se réapprovisionner.
La durée d’appartenance, 30 jours est presque toujours faux
Google propose 30 jours par défaut et la plupart des comptes n’y touchent jamais. C’est pourtant le réglage qui doit épouser votre métier.
Trop long pour l’achat rapide. Sur un produit à moins de 50 euros, la décision se prend en quelques jours. Au bout de 3 semaines, la personne a acheté ailleurs ou oublié votre existence, et vous continuez de payer pour lui parler.
Trop court pour la décision lente. Une prestation à plusieurs milliers d’euros se discute en interne, se compare, se budgète. Le cycle dépasse souvent 3 mois. Une liste à 30 jours lâche le prospect exactement au moment où il commence à choisir.
Où lire ce délai, exactement. Dans Google Analytics, ouvrez Publicité, puis Chemins d’attribution des événements clés. Sélectionnez uniquement l’événement qui compte pour vous, l’achat ou l’envoi de formulaire, et regardez la colonne des jours écoulés avant l’événement. Vous y lisez le nombre moyen de jours entre le clic et la conversion, et le chiffre surprend presque toujours. Dans Google Ads, le même repère existe en ajoutant le segment Jours avant conversion à la vue des campagnes.
Le piège de la fenêtre trop courte. Ce rapport ne peut montrer que ce qui entre dans la fenêtre de rétrospective de votre compte. Si elle est réglée court, vous lisez un délai faussement rassurant. Dans Analytics, ouvrez Admin, puis Événements, puis Paramètres d’attribution, et poussez les fenêtres à leur maximum, 30 et 90 jours. Sinon vous réglez votre reciblage sur un chiffre tronqué.
Le plafond. La durée maximale est de 540 jours, soit 18 mois. Sur une vente longue en B2B, il est raisonnable de s’en approcher. Les enchères automatiques savent qu’un visiteur d’hier vaut plus qu’un visiteur d’il y a 6 mois, elles ajustent d’elles-mêmes, donc une durée large ne dilue pas autant qu’on le croit.
La bonne méthode. Prenez votre délai réel entre le premier contact et la signature, et réglez la durée un peu au-dessus. Ce délai, vous l’avez dans votre CRM, pas dans Google. C’est un des nombreux endroits où la publicité se règle avec les chiffres de l’entreprise et non avec ceux de la plateforme, et c’est pour ça que nous relions les 2 dans nos logiciels métiers.
Créez plutôt 2 listes. Une courte pour les gens encore chauds, avec un message direct, et une longue pour les tièdes, avec un message qui rassure. Deux durées, deux discours, au lieu d’un compromis qui ne parle bien à personne.
Vos audiences rétrécissent, et ce n’est pas votre faute
Un phénomène que personne n’annonce et qui explique bien des baisses inexpliquées.
Le vivier se vide. La fin des cookies tiers dans les navigateurs, les protections activées par défaut sur Safari et Firefox, le consentement obligatoire en Europe et les bloqueurs de publicité ont fait fondre le nombre de personnes que Google sait reconnaître d’un site à l’autre. Les estimations sérieuses parlent d’une réduction de 30 à 60 % du vivier utilisable en quelques années.
Ce que vous constatez. Une liste qui affichait 4 000 personnes il y a 2 ans en affiche 1 800 aujourd’hui à trafic égal, et le reciblage Display touche moins de monde qu’avant pour le même budget. Vous n’avez rien cassé, c’est le socle technique qui a bougé sous vos pieds.
La conséquence pratique. Le reciblage par balise reste utile, mais il ne peut plus être votre seule audience. Plus le temps passe, plus la part du reciblage qui tient debout est celle qui ne dépend d’aucun navigateur.
Vos listes clients, la seule audience qui ne rétrécit pas
C’est le levier le plus sous-utilisé des comptes que nous auditons, et le seul qui gagne en valeur avec le temps.
De quoi il s’agit. Vous importez dans Google Ads la liste de vos clients et de vos contacts, adresses e-mail et téléphones. Google les met en correspondance avec ses propres comptes et construit une audience à partir de vos données, pas des cookies. Rien à voir avec le navigateur, donc rien qui s’érode.
Ce que ça débloque. Vous pouvez exclure vos clients de vos campagnes d’acquisition, ce qui arrête net le gaspillage. Vous pouvez leur proposer autre chose, en vente complémentaire. Et vous pouvez demander à Google de chercher des profils comparables aux meilleurs d’entre eux, ce qui est de loin le signal le plus fort que vous puissiez lui donner.
Hiérarchisez, ne versez pas tout en vrac. Une liste de vos meilleurs clients, une autre de vos contacts qualifiés, une troisième de ceux qui n’ont jamais donné suite. Plus la séparation est nette, plus vite l’algorithme comprend à quoi ressemble un bon client chez vous. Une seule liste fourre-tout lui apprend surtout à trouver la moyenne.
Le cadre légal. Vous importez des données personnelles, donc il faut le consentement de ces personnes et une mention claire dans votre politique de confidentialité. Ce n’est pas une formalité, c’est la condition pour que ce levier reste utilisable.
Demand Gen, le format du retargeting visuel désormais
Si vous voulez montrer des images plutôt que du texte, il n’y a plus qu’une porte d’entrée.
Pourquoi ce format et pas un autre. Les campagnes Display disparaissent en janvier 2027 et les campagnes vidéo orientées conversion ont déjà été absorbées. Demand Gen récupère tout, le Réseau Display, YouTube, les Shorts, Gmail, Discover et Maps. C’est donc là que se monte aujourd’hui un reciblage visuel, et ça le restera.
Un groupe d’annonces par audience, pas un fourre-tout. Si vous vendez plusieurs prestations, les visiteurs de la page A n’ont pas à voir les publicités de la prestation B. On crée une audience par page ou par famille, un groupe d’annonces par audience, et des visuels qui parlent de la bonne chose. C’est du travail en plus, et c’est ce qui sépare un reciblage rentable d’un reciblage qui agace.
Variez les angles, pas seulement les images. Les gens de votre liste ne sont pas partis pour la même raison. Certains ont trouvé ça trop cher, d’autres n’étaient pas sûrs de pouvoir vous faire confiance, d’autres butaient sur une question précise. Une seule annonce générique ne répond à aucun des 3. On prépare donc plusieurs messages, un qui traite le prix, un qui rassure avec des avis et des garanties, un qui crée une raison de revenir maintenant.
Où trouver ces objections. Pas dans votre tête. Dans vos échanges clients, vos avis, les questions qui reviennent au téléphone. C’est la matière la plus fiable, et c’est aussi celle qui sert ensuite à vos pages et à vos articles.
Le remarketing sur le Réseau de recherche, la campagne oubliée
Tout le monde pense bannières quand on dit reciblage. Le format le plus rentable est pourtant ailleurs.
Le principe. Vous gardez vos campagnes sur le Réseau de recherche, et vous y ajoutez votre audience de visiteurs. Vous ne suivez plus les gens avec des images, vous êtes simplement mieux placé quand ils retapent une recherche de votre secteur, parce qu’ils vous connaissent déjà.
Pourquoi ça marche mieux. Vous additionnez 2 signaux au lieu d’un, la mémoire de votre marque et l’intention active du moment. C’est exactement la force de Google que nous décrivons dans Google Ads, capter l’intention d’achat, à laquelle on ajoute la reconnaissance.
Le réglage. Dans votre campagne, section Audiences, ajoutez le segment. Deux modes existent. En ciblage, la campagne ne diffuse plus qu’aux gens de la liste. En observation, elle continue de diffuser à tout le monde mais vous voyez les chiffres de ce groupe à part. Commencez en observation, regardez 3 semaines, puis passez en ciblage si l’écart le justifie.
Le bonus. Même en observation, cette donnée est précieuse. Vous découvrez ce que vos anciens visiteurs cherchent réellement quand ils reviennent, et ces expressions font ensuite d’excellents mots-clés.
La campagne sur votre propre nom. Ce n’est pas du reciblage au sens strict, mais ça vise la même chose, les gens qui vous connaissent déjà. Quelqu’un qui tape votre nom dans Google a une intention forte, et si un concurrent enchérit dessus, c’est lui qui apparaît au-dessus de vous. Tant que personne ne le fait et que vous êtes premier en naturel, vous pouvez vous en passer. Le jour où ça arrive, il est trop tard pour s’en apercevoir dans les chiffres du mois suivant.
Les 4 réglages qui font brûler le budget
Ceux qu’on retrouve dans presque tous les comptes repris en audit.
Le ciblage optimisé laissé actif. Une case discrète autorise Google à diffuser au-delà de votre audience, à des gens qu’il juge susceptibles de convertir. Sur une campagne de reciblage, elle vide votre liste de son sens, vous croyez parler à vos visiteurs et vous payez pour des inconnus. On la décoche, systématiquement.
Le plafond de répétition absent. Sans limite, votre publicité peut s’afficher un nombre incalculable de fois devant la même personne. Au-delà de quelques affichages par jour, vous n’obtenez plus de clics, vous obtenez de l’agacement contre votre marque. On plafonne, 3 ou 4 affichages par jour et par personne suffisent largement.
Les réseaux partenaires laissés cochés. Le Réseau Display diffuse aussi sur des sites fabriqués pour vivre de la publicité, qui achètent du trafic à quelques centimes pour le revendre en clics. Sur un secteur où le clic est cher, c’est rentable pour eux et ruineux pour vous. On regarde le rapport des emplacements chaque semaine, et on exclut sans état d’âme ce qui ne convertit jamais.
Le même message pour tout le monde. Quelqu’un qui a vu votre page d’accueil et quelqu’un qui a abandonné son panier ne sont pas au même endroit. Le premier a besoin d’une raison de revenir, le second d’un rappel et parfois d’un coup de pouce. Un message unique gâche les 2.
La Performance Max dédiée au reciblage. C’est une fausse bonne idée qu’on voit souvent. Performance Max dépasse de toute façon l’audience qu’on lui donne, puisqu’elle traite vos listes comme des pistes et non comme des barrières. Vous croyez monter une campagne de reciblage, vous montez une campagne d’acquisition déguisée. Le bon geste est d’injecter vos listes comme signaux dans la Performance Max qui va déjà chercher de nouveaux clients, et de laisser le vrai reciblage aux formats qui le respectent.
Cibler les clients de vos concurrents
Ce n’est pas du reciblage, mais c’est la question qui suit toujours, alors autant y répondre franchement.
Ce qui n’est pas possible. Vous ne pouvez pas récupérer la liste des visiteurs du site d’un concurrent. Ses visiteurs sont à lui, aucune fonction ne les livre.
Ce qui est possible. Dans les segments personnalisés de Google Ads, une option permet d’indiquer les types de sites que votre client visite. Vous y renseignez les sites de vos concurrents directs, et Google construit une audience de profils qui leur ressemblent. Le ciblage est approximatif, mais une partie des gens touchés sont bien des clients de vos concurrents.
La condition pour que ça marche. Il faut que votre offre soit réellement meilleure sur un point précis, et que votre annonce le dise. Aller chercher les clients d’un concurrent avec un message tiède revient à payer pour lui faire de la publicité. Restez précis dans le choix des sites, une enseigne trop généraliste brouille le signal au lieu de l’affiner.
Ce que nous surveillons chaque semaine
Le reciblage n’est pas un réglage qu’on pose et qu’on oublie. C’est ce qui le rend efficace, et coûteux en temps.
La taille des listes. Une audience qui tombe sous le seuil cesse de diffuser sans prévenir. On la surveille, et on élargit la durée ou la règle avant que la campagne s’éteigne toute seule.
Les termes de recherche. Sur le reciblage Réseau de recherche, on lit chaque semaine ce que les gens ont réellement tapé, et chaque expression parasite devient une exclusion. C’est le geste qui fait le plus d’écart sur la facture, et c’est un des rôles de notre agent IA spécialiste SEA.
Les emplacements. On sort la liste des sites et applications qui ont consommé du budget, et on coupe ce qui ne convertit jamais. Cette liste s’allonge sans fin, il faut y revenir.
Ce que deviennent les contacts. Un contact reciblé à 4 euros que personne ne joint vaut moins qu’un contact à 12 euros qui vient au rendez-vous. Le seul juge de paix reste ce que le contact devient une fois dans votre CRM, et c’est là que se termine notre travail, pas au clic.
Pour que nous puissions travailler sur votre compte, un simple lien suffit, sans échange de mot de passe. La marche à suivre est décrite dans lier votre compte Google Ads à votre agence.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
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