ChatGPT Ads d’OpenAI en France, fonctionnement et prix
David TouzetMise à jour le 3 septembre 202613 min de lectureLa régie publicitaire d’OpenAI est ouverte aux annonceurs français depuis le 31 août 2026, 1 semaine après l’arrivée des annonces dans ChatGPT en France. 3 annonceurs ont filmé leurs comptes, près de 1700 clics achetés et aucune conversion, sur des campagnes qui datent d’avant l’arrivée de l’objectif conversion. Voici ce que la plateforme permet, ce qu’elle interdit en Europe, et les 2 questions qui disent en 30 secondes si elle peut servir à votre entreprise.
- ChatGPT Ads en France, ce qui a changé le 24 août et le 31
- Les 2 questions qui disent si ChatGPT Ads peut vous servir
- En Europe, votre annonce ne sait presque rien de la personne qui la voit
- Ce que 3 annonceurs ont réellement dépensé sur ChatGPT Ads
- L’objectif conversion de ChatGPT Ads existe depuis l’été
- Le prix, et ce qu’OpenAI ne dit pas en euros
- Les indices contextuels, le seul ciblage dont vous disposez
- Mesurer, et le piège du pixel posé partout
- 25 caractères pour convaincre
- L’annonce sous une réponse qui vous cite déjà
- Ce que nous conseillons sur ChatGPT Ads aujourd’hui
ChatGPT Ads en France, ce qui a changé le 24 août et le 31
2 dates séparent l’arrivée des annonces et l’ouverture de la régie, et elles ne concernent pas les mêmes personnes. Le 24 août 2026, les annonces sont apparues dans ChatGPT en France, et dans 31 marchés européens au total, après 6 mois de pilote américain démarré en février. À ce moment-là, un annonceur français ne pouvait rien faire. L’achat passait par l’équipe commerciale d’OpenAI, par des agences partenaires et par quelques partenaires technologiques. Les grandes marques d’abord, donc.
Le 31 août 2026, la porte s’est ouverte. Le gestionnaire de publicités est passé en libre-service pour les annonceurs des marchés européens, sur ads.openai.com. Aucun engagement minimum n’est demandé, les 2 seuils qui filtraient l’accès au départ, 200000 dollars puis 50000, ayant été supprimés dès l’ouverture américaine du printemps. Ouvrir un compte demande une vérification d’entreprise, un moyen de paiement, et une validation manuelle par OpenAI qui prend quelques jours.
C’est cette seconde date qui compte pour une PME. Elle est ouverte depuis le 31 août 2026, ce qui explique un phénomène gênant. La plupart des tutoriels disponibles décrivent une plateforme testée au printemps, sur le marché américain, et certains réglages qu’ils montrent n’existent pas ici. Le sujet a changé 3 fois en 6 mois, méfiez-vous de tout article sur ChatGPT Ads qui n’affiche pas sa date.
Les 2 questions qui disent si ChatGPT Ads peut vous servir
Avant les prix, avant les réglages, 2 contraintes structurelles éliminent une bonne partie des annonceurs. Elles ne se contournent avec aucun budget.
Première question, votre client utilise-t-il ChatGPT gratuitement ? Les annonces s’affichent uniquement aux utilisateurs connectés et majeurs des formules Free et Go. Les formules Plus, Pro, Business, Enterprise et Education n’en voient aucune, OpenAI vendant l’absence de publicité comme un avantage de ses abonnements. Un dirigeant, un responsable marketing, un cabinet, une entreprise qui a déployé ChatGPT pour ses équipes, tous ces profils sont sur une formule payante. Ils ne verront jamais votre annonce.
Seconde question, votre zone de chalandise couvre-t-elle le pays entier ? En Europe, le ciblage géographique s’arrête au pays. Le ciblage par État, par zone média et par code postal existe, mais aux États-Unis uniquement. Une campagne lancée depuis la France couvre donc la France, de Dunkerque à Perpignan, sans aucun moyen de la resserrer sur un département ou une agglomération.
Additionnez les 2 et le tri est vite fait. Un plombier montpelliérain paierait 3 dollars minimum le clic pour recevoir des visiteurs lillois. Un cabinet comptable qui vend aux entreprises paierait pour toucher un public qui n’est pas le sien. Dans les 2 cas, le budget travaille mieux ailleurs, par exemple sur les annonces Google facturées au prospect, qui sont conçues pour l’intervention locale.
Restent les annonceurs qui répondent oui aux 2 questions. Un e-commerce, une marque grand public, un service en ligne, une formation, un hébergement touristique, une enseigne nationale. Pour eux, la suite de cet article a un intérêt pratique immédiat.
En Europe, votre annonce ne sait presque rien de la personne qui la voit
En Europe, aucune donnée personnelle ne sert à choisir qui voit votre annonce, et c’est le point que les tutoriels américains ne peuvent pas vous dire. Aux États-Unis, OpenAI associe les annonces au sujet de la conversation, mais aussi aux échanges passés et aux interactions publicitaires précédentes. En Europe, cette personnalisation est désactivée au lancement. Le ciblage repose sur le sujet de la conversation en cours, le type d’appareil et une localisation générale. Ni l’historique des conversations, ni la mémoire à long terme de l’assistant ne sont exploités sans consentement, le règlement européen sur les données l’exige.
La conséquence pratique est sévère. Sans historique, il n’y a pas de reciblage au sens où vous l’entendez ailleurs, et un visiteur venu hier ne peut pas être retrouvé demain sur ce canal. Les mécaniques que vous connaissez de Google Ads et de son remarketing n’ont donc pas d’équivalent européen ici. Ce point vient des premiers guides publiés depuis le lancement et du cadre européen du consentement, OpenAI ne détaillant pas publiquement ce qui reste ouvert marché par marché.
Ce qui reste est plus simple qu’on ne le croit. Votre annonce se déclenche parce que quelqu’un est en train de parler d’un sujet proche du vôtre, maintenant, sur un appareil donné, dans une zone large, à un moment de la journée et dans une langue. Ce n’est pas une faiblesse en soi, l’intention exprimée dans une conversation est un signal riche, souvent plus long et plus explicite qu’une requête tapée dans un moteur. Mais cela veut dire qu’une campagne se joue entièrement sur la qualité de la description que vous donnez de votre marché, et pas du tout sur vos données.
Ce que 3 annonceurs ont réellement dépensé sur ChatGPT Ads
3 annonceurs ont filmé leur compte publicitaire et publié le détail de leurs dépenses. Ce sont des témoignages, pas des mesures indépendantes, et il faut les lire comme tels. Leur intérêt est qu’ils montrent l’interface et les montants à l’écran, et que leurs ordres de grandeur concordent.
Blake Bauer, qui gère la publicité d’un site de cours de musique, a dépensé 4459 dollars canadiens sur 30 jours. Résultat, 170000 impressions, 1592 clics, un coût par clic de 2,80 dollars canadiens, un taux de clic autour de 1%. Aucune conversion attribuée, alors que le suivi était en place et que le même budget sur Meta lui aurait rendu, selon son estimation, entre 15 et 25 conversions.
L’agence Grow My Ads a dépensé environ 1200 dollars sur une cible professionnelle, la recherche d’une agence Google Ads. Résultat, 92 clics, un coût par clic moyen de 13 dollars, un coût pour mille impressions de 120 dollars, un taux de clic d’environ 1%. Aucune conversion non plus. L’agence française Satelyt a fait le même essai sur le marché américain, faute d’accès depuis la France à l’époque, et a dépensé 87 dollars en 1 semaine à 14,52 dollars le clic, sans conversion.
Additionnez, en ramenant les dollars canadiens du premier en dollars américains. Environ 4300 dollars, près de 1700 clics, zéro conversion attribuée chez 3 annonceurs qui ne se connaissent pas. Le taux de clic tourne autour de 1% partout, ce qui est correct et comparable à Meta. Le problème n’est donc pas que les annonces soient invisibles ou peu cliquées, il est en aval.
La cause est datée, et c’est ce qui rend ces chiffres trompeurs aujourd’hui. Ces 3 campagnes ont tourné avant l’été, quand les seuls objectifs disponibles étaient la couverture et les clics. Elles ont payé un algorithme pour apporter des clics, et il a fait exactement ce qu’on lui demandait. Reprocher à ces campagnes de ne pas avoir converti revient à reprocher à une régie d’avoir tenu sa promesse.
L’objectif conversion de ChatGPT Ads existe depuis l’été
L’objectif conversion est disponible depuis l’été 2026, sous le nom d’oCPC, pour coût par clic optimisé vers la conversion. C’est le changement le plus important survenu depuis les retours d’expérience qui circulent, et le principe est celui que Google a popularisé. Vous continuez de payer au clic valide, mais l’algorithme cherche les clics les plus susceptibles de produire l’événement que vous avez désigné, en s’appuyant sur la qualité de l’annonce, sa pertinence, la probabilité de clic et la probabilité de conversion.
Il y a une condition, et elle piège ceux qui créent leur campagne dans l’enthousiasme. L’événement de conversion doit exister avant la création de la campagne, sinon l’objectif n’est pas proposé. Posez donc le pixel et déclarez votre événement en premier, la campagne ensuite. L’enchère se saisit alors en coût par acquisition visé, même si la facturation, elle, reste au clic. OpenAI ne publie aucune enchère recommandée pour cet objectif, contrairement aux 3 à 5 dollars affichés pour les clics.
Ce que cela change pour vous. Les résultats à zéro conversion publiés au printemps ne préjugent plus de ce que rend le canal aujourd’hui, et il serait aussi malhonnête de les ignorer que de les présenter comme le verdict final. La position juste est qu’on ne sait pas encore, parce que personne n’a publié de série sérieuse sur l’objectif conversion en Europe. C’est précisément la situation où un test cadré, avec un budget que l’on accepte de perdre, rapporte de l’information que les concurrents n’ont pas.
Le prix, et ce qu’OpenAI ne dit pas en euros
Au moment de saisir l’enchère maximale par clic, l’interface recommande 3 à 5 dollars, et un annonceur qui a filmé son écran en mai relève 3,50 dollars pré-remplis. Descendez à 2,99 dollars, elle bascule sur un risque de non-diffusion. Ce basculement se produit avant que vous ayez décrit votre cible, avant l’annonce, avant la page de destination. La plateforme ne sait donc rien de vous quand elle vous annonce ce seuil.
Attention à ne pas confondre 2 chiffres. Ce seuil de 3 dollars porte sur l’enchère que vous déclarez, pas sur le prix que vous payez. Le coût réel est souvent inférieur, 2,80 dollars canadiens chez un annonceur sur une cible large, et parfois très supérieur, 13 et 14,52 dollars sur des cibles professionnelles rares, où il a fallu monter l’enchère à 25 dollars pour que la diffusion démarre. Pour un e-commerce grand public habitué à des clics à 40 centimes, l’entrée reste chère. Pour une activité dont le clic coûte déjà 15 euros sur des mots-clés disputés là où Google Ads capte l’intention d’achat, elle devient au contraire intéressante. Le prix suit la rareté de la conversation visée, pas votre décision.
Vient ensuite le budget minimum, et il y a un malentendu à lever. Il n’existe plus aucun minimum d’engagement, les seuils de 200000 puis 50000 dollars par mois ont été supprimés. Il subsiste en revanche un plancher quotidien par campagne, 25 dollars aux États-Unis, 15 livres au Royaume-Uni, et un équivalent local sur les autres marchés. OpenAI ne publie pas le montant applicable à la zone euro, ce qui est regrettable pour un annonceur français qui prépare son budget. Notre estimation, faite en convertissant ces 2 montants, situe l’ordre de grandeur autour de 20 euros par jour, soit près de 600 euros par mois pour une campagne qui tourne sans interruption.
Rapportez cela au budget publicitaire d’une petite structure, que nous voyons le plus souvent entre 300 et 500 euros par mois tous canaux confondus, et la conclusion tombe d’elle-même. Ce canal consomme un budget entier, il ne se teste pas avec les miettes du mois. Mieux vaut une campagne de 2 semaines financée correctement qu’une campagne permanente sous-alimentée qui ne diffusera pas.
Les indices contextuels, le seul ciblage dont vous disposez
Il n’y a pas de mots-clés, pas de centres d’intérêt à cocher, pas d’audiences. Il y a un champ de texte libre, appelé indices contextuels, et il est marqué facultatif.
Ce mot facultatif est le piège le plus coûteux de la plateforme. C’est le seul endroit où vous dites au modèle dans quelles conversations votre offre a du sens. Une campagne lancée sans lui diffuse à l’aveugle, à 3 dollars le clic minimum. Remplissez-le toujours, et remplissez-le comme on écrit un brief à un commercial, pas comme on remplit une liste de mots-clés.
Voici un exemple complet, transposable, pour une marque qui vend des chaussures de running en ligne sur toute la France.
Personnes qui cherchent une premiere paire de chaussures de running et qui ne savent pas quoi regarder.
Situations types, reprise de la course apres un arret, preparation d un 10 km ou d un semi, douleurs au genou ou sous le pied apres une sortie, usure prematuree d une paire.
Personnes qui demandent la difference entre le drop, l amorti et le maintien, ou qui cherchent a comprendre la pronation.
Personnes qui comparent 2 modeles precis et qui demandent lequel convient a leur foulee et a leur poids.
Personnes qui cherchent des chaussures pour le trail, pour la route ou pour un usage mixte, et qui demandent si une paire couvre les 2 usages.
Personnes qui demandent quelle pointure prendre en running par rapport a leur pointure de ville.
Personnes qui cherchent une paire pour marcher et courir en alternance, ou pour reprendre apres une blessure.
Personnes qui demandent au bout de combien de kilometres une paire se remplace.
Ne pas diffuser sur les demandes de conseil medical, sur les douleurs chroniques, ni sur les questions de nutrition sportive.
Le principe tient en une phrase. Vous décrivez des personnes en situation, pas des mots. Une liste de 12 mots-clés collés bout à bout donne au modèle beaucoup moins de matière qu’un paragraphe qui raconte ce que le client dit quand il a le problème. Et notez la fin, les conversations à éviter comptent autant que les autres, puisque c’est le seul frein dont vous disposez sur un ciblage que vous ne contrôlez pas.
⚠ Une précision qui évite une déception. Nommer une ville dans ces indices ne remplace pas un ciblage géographique. Le modèle en tiendra compte comme d’un signal parmi d’autres, il ne s’agit pas d’un filtre, et votre annonce continuera d’être servie ailleurs dans le pays. C’est la limite qui rend le canal inadapté à une activité locale.
Si l’exercice vous bloque, faites-le faire par une IA à partir de vos vraies pages. C’est ce qu’ont fait les 3 annonceurs cités plus haut. Le prompt suivant fonctionne tel quel.
Voici la page de mon site qui presente mon offre.
[collez ici le contenu de votre page]
Je veux diffuser une publicite dans ChatGPT. Le ciblage se fait uniquement par une description en langage naturel des conversations ou mon offre est pertinente.
Ecris moi cette description en 6 a 10 lignes. Decris des personnes en situation et les phrases qu elles emploient quand elles ont le probleme, pas des mots cles.
Termine par 2 ou 3 lignes decrivant les conversations ou mon annonce ne doit surtout pas apparaitre.
Mesurer, et le piège du pixel posé partout
Le reporting s’est étoffé depuis le printemps. L’interface rend aujourd’hui les impressions, les clics, la dépense, le taux de clic, le coût par clic et le coût pour mille impressions moyens, les conversions, avec un affichage en tableau ou en courbes et un export en fichier CSV.
Ce qu’elle ne rend toujours pas, c’est le contexte. Aucun terme de recherche, aucun thème de conversation, aucune information sur les personnes touchées. Les conversations sont privées, ce qui protège l’utilisateur et prive l’annonceur du retour qui permettrait d’optimiser. Vous savez combien vous avez payé, vous ne saurez pas ce qui a déclenché votre annonce. Sur ce canal, l’essentiel de la lecture se fait donc chez vous, comme pour mesurer sa visibilité dans les IA depuis la Search Console.
Première précaution, marquez vos liens. Sans paramètres de suivi, les visites arrivent en trafic direct dans votre outil d’analyse et se mélangent au trafic naturel que ChatGPT vous envoie déjà, ce qui rend toute comparaison impossible. Prenez une source distincte de celle du trafic naturel, sans quoi les 2 se confondront de nouveau. Le lien de destination s’écrit ainsi.
https://www.votresite.fr/votre-page/?utm_source=chatgpt-ads&utm_medium=cpc&utm_campaign=lancement-running&utm_content=annonce-1
Seconde précaution, le pixel de conversion, et voici l’erreur qui fausse tout. OpenAI fournit un script à poser sur le site, accompagné d’une instruction qui dit de l’installer dans l’en-tête. C’est vrai pour la balise de base, qui doit voir passer les visiteurs. L’événement qui matérialise l’action, lui, se déclenche sur la page qui la prouve, la page de remerciement affichée après l’envoi du formulaire ou la validation de la commande. Un annonceur raconte s’être fait piéger en recopiant le bloc entier sur toutes les pages de son site. Chaque visite comptait alors comme une conversion, et les chiffres devenaient faux dans le sens qui flatte. Une API de conversions existe par ailleurs pour les événements enregistrés côté serveur, avec déduplication.
Troisième précaution, mesurez hors ligne. La fenêtre d’attribution après simple affichage est courte, de l’ordre de la journée, et celle qui suit un clic n’est pas publiée. Tout achat qui demande réflexion est donc mécaniquement sous-estimé par la plateforme. Ajoutez une ligne à votre formulaire demandant comment le visiteur vous a trouvé, et posez la question à vos appels entrants. Sur un canal aveugle, cette question rapporte plus qu’un tableau de bord.
25 caractères pour convaincre
Le format est le plus contraint de tous les réseaux publicitaires actuels, et c’est ce qui surprend le plus un annonceur habitué à Meta. Une annonce comporte un titre, une description, un lien et une image. Le champ du titre accepte jusqu’à 50 caractères et celui de la description 100, mais OpenAI recommande de rester autour de 24 caractères pour le premier et d’une quarantaine pour la seconde. Un annonceur qui a filmé son écran signale un avertissement de troncature au-delà de 25 caractères sur le titre. Écrivez donc la promesse dans le premier quart, le reste étant du bonus, et considérez que sur mobile seule cette première partie sera lue.
Il n’y a pas de vidéo, pas de format long. Pour un commerçant, un carrousel d’achat existe en revanche, alimenté directement par le flux produits, avec le prix et la disponibilité. La qualité de ce flux commande donc directement ce qui s’affiche, ce qui rejoint exactement ce que demande déjà la vente directe dans ChatGPT.
Dernier point, souvent ignoré, les annonces sont servies avec parcimonie et une réponse n’en porte en général qu’une seule. La répétition, moteur de la publicité sur les réseaux sociaux, ne joue donc pas ici. Une impression doit convaincre seule, ce qui pousse à écrire une promesse utile plutôt qu’un slogan de marque. Aucune publicité n’est par ailleurs diffusée sur les conversations de santé, de santé mentale et de politique, ni aux utilisateurs de moins de 18 ans.
L’annonce sous une réponse qui vous cite déjà
Une annonce ne porte pas le même message selon ce que la réponse a dit juste au-dessus, et c’est le seul levier sur lequel on peut vraiment travailler. Une annonce ChatGPT s’affiche sous la réponse, dans un encart identifié comme sponsorisé et séparé du texte. La position d’achat et la position de recommandation cohabitent donc sur le même écran, et OpenAI affirme qu’aucun paiement n’influence la réponse. Cette séparation a une conséquence qu’on sous-estime. Si l’assistant vient de citer 3 concurrents et que votre encart apparaît en dessous, votre annonce est perçue comme une intrusion. Si l’assistant vous a cité et que votre encart apparaît en dessous, la même annonce devient une confirmation.
C’est pour cette raison que l’ordre compte. La citation ne s’achète pas, elle se construit, et le classement Google ne suffit plus à la déclencher, puisque selon Ahrefs 38% seulement des sources citées dans les aperçus IA de Google figurent dans les 10 premiers résultats naturels, contre 76% auparavant. Avant de payer pour apparaître à côté d’une réponse, il est plus rentable de travailler pour être dans la réponse. Le test en 6 points d’un site prêt pour les agents IA prend une demi-journée et ne coûte rien.
La formulation qui circule beaucoup en ce moment oppose l’actif et la charge. Elle est juste sur le fond, une visibilité gagnée continue de produire quand le budget s’arrête, une visibilité achetée s’arrête avec lui. Elle est incomplète, parce que les 2 se renforcent quand ils sont menés dans le bon ordre. Une marque déjà citée obtient de sa publicité un effet que sa concurrence ne peut pas acheter.
Ce que nous conseillons sur ChatGPT Ads aujourd’hui
Le canal est en libre-service en France depuis le 31 août 2026. Voici la position que nous tenons avec nos clients, et elle n’est pas la même pour tout le monde.
Si votre clientèle est grand public et votre marché national, testez, avec un budget que vous acceptez de perdre entièrement. Posez le pixel et l’événement de conversion d’abord, lancez ensuite en objectif conversion. Fixez le budget à l’avance sur 2 à 3 semaines, en tenant compte du plancher quotidien, et jugez sur le coût par demande utile mesuré chez vous, pas sur le tableau de bord d’OpenAI. L’intérêt n’est pas le retour immédiat, il est d’apprendre à écrire des indices contextuels avant que le marché ne se remplisse.
Si votre activité est locale, ou si vous vendez à des entreprises, attendez. Le ciblage au pays et l’absence de publicité sur les formules payantes vous ferment la porte, et aucun réglage ne les contourne. Ces 2 limites tomberont probablement, le ciblage géographique fin existe déjà aux États-Unis. Le jour où elles tombent, ce que vous aurez construit entre-temps sur votre visibilité naturelle servira immédiatement.
Dans tous les cas, ne débranchez rien de ce qui fonctionne pour financer ce test. Et commencez par regarder gratuitement ce que ChatGPT répond aujourd’hui aux 20 questions que vos clients posent avant d’acheter. Si votre nom n’apparaît jamais, c’est là que se trouve le premier euro à investir, du côté du travail pour être cité par les IA, et il ne se dépense pas dans une régie publicitaire.
À lire ensuite
Les 2 premiers liens posent le décor, les suivants donnent la méthode.
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Questions fréquentes
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